WASHINGTON, le 12 juin 2026 — Le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé deux nouveaux programmes d’un montant total de 650 millions de dollars qui contribueront à accélérer la réalisation des objectifs du Maroc en matière de transformation numérique, tout en renforçant la résilience financière du pays face aux risques climatiques
Le programme de financement du climat et des risques au Maroc, d’un montant de 400 millions de dollars, renforcera la résilience financière du Maroc face aux risques climatiques, aux catastrophes et aux cyber-risques, et contribuera à mobiliser des capitaux privés pour le développement des infrastructures climatiques du pays. Pour y parvenir, le programme mettra au point des instruments d’assurance contre les cyber-risques et les catastrophes afin d’accroître la capacité de transfert des risques, consolidera les cadres institutionnels, renforcera les infrastructures de paiement numérique pour accélérer les flux financiers après des chocs et renforcera les capacités des régulateurs financiers à superviser les risques climatiques et cyber pesant sur les banques et les assurances. L’ensemble de ces mesures protégera les ménages, les entreprises et le secteur financier contre des risques de plus en plus menaçants. Afin de faciliter les investissements dans les infrastructures climatiques, le programme mettra en place une facilité de préparation de projets visant à développer un portefeuille de projets commercialement viables
dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des transports durables et des infrastructures hydrauliques ; il réduira également les risques liés aux investissements privés grâce à des structures de financement mixte et à des outils des marchés de capitaux conçus pour accélérer à grande échelle l’afflux de capitaux privés vers des infrastructures alignées sur les objectifs climatiques.
Au cours des cinq prochaines années, le programme vise à mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars de capitaux privés, à mettre en place 1 milliard de dollars de financements prédéterminés en cas de catastrophe, et à étendre la couverture contre les cyber-risques à au moins vingt entités financières, tout en contribuant à introduire sur le marché une nouvelle génération de projets d’infrastructures climatiques.
Le programme d’accélération de la transformation numérique du Maroc, d’un montant de 250 millions de dollars, apportera un financement à effet catalyseur qui viendra soutenir la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ». Il permettra d’accélérer le déploiement et l’adoption de services publics numériques centrés sur l’utilisateur – au bénéfice des citoyens et des entreprises -, de soutenir la transition du gouvernement vers les systèmes cloud, de renforcer le financement et les capacités de l’écosystème des start-ups, de faire progresser l’innovation en matière d’intelligence artificielle (IA), de soutenir la transformation numérique des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), de créer des emplois dans le secteur de l’externalisation et d’élargir le vivier de talents numériques.
Élaboré en étroite collaboration avec le gouvernement marocain et visant des résultats mesurables d’ici 2031, ce programme financé par la Banque mondiale met l’accent sur la promotion de la participation des jeunes et des femmes à l’économie numérique. Il vise à offrir un accès numérique aux services publics prioritaires via un portail national unifié, afin de réduire le recours aux démarches administratives en personne et d’améliorer la satisfaction et l’adoption par les utilisateurs. Un portefeuille numérique national, lié à la carte d’identité nationale, permettra aux citoyens de stocker et de partager en toute sécurité leurs documents officiels sous forme numérique. Le programme aidera les administrations publiques à adopter des solutions basées sur le cloud pour leurs nouveaux investissements informatiques, à renforcer les capacités d’innovation numérique basées sur l’IA grâce à des centres d’excellence, à mobiliser du capital-risque pour les start-ups, à créer des emplois dans le secteur de l’externalisation, à orienter les financements vers la numérisation des petites et moyennes entreprises et à renforcer le vivier de compétences numériques. Grâce à des mécanismes de partage des risques soutenus par le gouvernement, il devrait permettre de mobiliser près de 200 millions de dollars de capitaux privés pour le financement des start-ups et la numérisation des MPME.
« Ces deux nouveaux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Maroc : une économie dynamisée par le numérique, un écosystème d’innovation dynamique et une nation financièrement résiliente, capable de gérer les risques climatiques, les catastrophes et les cyber-risques d’un monde en mutation rapide, explique Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur de Division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. Ensemble, ces programmes soutiendront une architecture intégrée pour la prochaine décennie du Maroc — une architecture qui mobilise les capitaux privés, crée des emplois pour les jeunes et les femmes, et fait progresser les engagements climatiques du pays. ».

